Sûreté maritime: exercice à grande échelle dans le golfe de Guinée

Sur la côte ouest de l'Afrique, le golfe de Guinée a été l'une des zones les plus dangereuses du monde ces dernières années, en raison de la piraterie. Les pirates kidnappent des membres d'équipage et demandent ensuite une rançon. Ces attaques sont souvent très agressives, entraînant des décès.

 

La cellule Sûreté maritime de la Direction générale Navigation travaille en étroite collaboration avec les armateurs pour informer et protéger au mieux la flotte et l'équipage.

 

Exercice en conditions réelles

La protection peut inclure des exercices réguliers sur le terrain. Ainsi, l'équipage, l'armateur et les autorités peuvent s’entrainer et sont préparés en cas d'incident réel.

 

Dans l'après-midi du 17 mars, un exercice a eu lieu à bord de l'un des plus grands pétroliers au monde battant pavillon belge. L'exercice a été réalisé en conditions réelles à la fois à bord et par les autorités compétentes.

 

Tant la Marine belge que la cellule Sûreté maritime de la Direction générale Navigation y ont participé. La Marine belge est la première à recevoir l'alarme silencieuse du navire et en informe ensuite la cellule Sûreté maritime. Celle-ci est responsable de la coordination ultérieure en consultation avec la compagnie maritime. Les deux autorités le font à partir du Carrefour de l'Information Maritime (MIK).

 

Vincent Van Quickenborne, Vice-Premier ministre et ministre de la Mer du Nord : «Il ne se passe pas un jour sans un incident dans le golfe de Guinée. De nombreux navires battant pavillon belge y sont actifs. Nous prenons leur sécurité très au sérieux. En cas de menace ou d'incident, nos services sont prêts. La cellule Sûreté maritime de la DG Navigation joue un rôle crucial à cet égard. L'exercice de ce mercredi était donc également important pour pouvoir affiner encore la sûreté. Parce que le risque zéro n'existe pas. Cette année encore, nous mettrons en place les premières étapes pour déterminer si nous pouvons mieux protéger nos navires belges à l'aide de scans 3D. En cas de menace ou d'incident, cette analyse peut être mise à la disposition de nos services de sécurité et de nos forces spéciales. »