COP26 - La Belgique promet un engagement fort en matière de transport maritime durable

La 26e Conférence des Parties (Conference of Parties en anglais, d’où l’abréviation COP26) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques s’est tenue à Glasgow du 1er au 12 novembre 2021. Ce sommet sur les changements climatiques avait pour but de préciser les accords engrangés suite à l’Accord de Paris.

 

La Belgique a également pris part à ce sommet et a souscrit à deux objectifs importants pour un transport maritime durable : la Déclaration zéro émission dans le transport maritime d’ici 2050 et la Déclaration de Clydebank. Avec ces deux initiatives, des pays ambitieux comme la Belgique entendent peser davantage sur la politique maritime internationale, d’une part, et mieux coopérer sur des plans concrets comme les corridors maritimes verts, d’autre part. En souscrivant à ces objectifs, nous faisons, en tant que pays et en tant que nation maritime, un grand pas vers un avenir meilleur.
 

1. Déclaration zéro émission dans le transport maritime d’ici 2050

La déclaration zéro émission dans le transport maritime d’ici 2050 est une initiative du Danemark. Cette déclaration vise à relever le niveau d’ambition pour le transport maritime international. La stratégie initiale de l’Organisation maritime internationale (OMI) vise une réduction de 50 % des gaz à effet de serre d’ici 2050, tandis que les pays soutenant la Déclaration Zéro Émission dans le transport maritime d’ici 2050 s'efforcent de parvenir à des émissions nulles en 2050 et à introduire des objectifs pour 2030 et 2040. En effet, nous souhaitons que les navires de haute mer naviguent à l’aide de combustibles décarbonés d'ici 2050, sans perdre de vue l'aspect commercial.  

 

Il s'agit là d'un véritable défi, bien entendu, car le transport maritime représente 80 % de l'ensemble du commerce mondial et contribue donc de manière significative aux émissions de gaz à effet de serre. Le développement à la fois des navires zéro carbone et de systèmes alternatifs d'approvisionnement en combustibles exige une bonne coopération et une action collective de toutes les parties du secteur. C’est pourquoi les gouvernements comptent sur une coopération étroite dans l'ensemble du secteur logistique et de la chaîne d'approvisionnement. En Belgique, nous sommes déjà sur le bon chemin : le secteur privé belge est un précurseur en ce qui concerne la transition vers des navires zéro émission.

 

2. Déclaration de Clydebank

La Déclaration de Clydebank est une initiative du Royaume-Uni. Les pays signataires de la Déclaration de Clydebank s'engagent à créer une coalition internationale capable de démontrer que la décarbonisation du secteur maritime est effectivement possible. Ils veulent notamment créer des corridors maritimes verts : il s’agit de routes maritimes entre deux ports ou plus, sur lesquelles sont utilisés des navires sans émissions. Pour y parvenir, une bonne coopération est requise entre, d’une part, les différentes autorités et, d’autre part, le secteur du transport maritime.

 

Le secteur belge est un précurseur dans la transition vers des navires à émissions nulles et souhaite créer des partenariats avec des ports et des opérateurs et impliquer d'autres pays pour faire de ces corridors maritimes verts une réalité.

 

Vincent Van Quickenborne, Vice-Premier ministre et Ministre de la Mer du Nord : « Depuis de nombreuses années, notre pays joue un rôle de pionnier au niveau international dans la réduction des émissions de soufre et d'azote des navires. Il faut du temps et de l'ambition pour parvenir à réduire les émissions des navires. Par conséquent, en ce qui concerne le climat et les émissions de CO2 qui y sont liées, la Belgique défend auprès de l’OMI un plan ambitieux de réduction des émissions de COdans le transport maritime, avec une réduction de 55 % d’ici 2030 et un objectif d’émissions nulles en 2050. Pour cela, il faut naturellement prendre des mesures en temps utile et déployer dès maintenant un maximum d'efforts pour réduire les émissions. À mesure que le transport maritime adoptera les combustibles de substitution, la disponibilité de ces combustibles et technologies augmentera et offrira des solutions pour les navires de plus petite taille. Une chose ne change jamais : les gouvernements imposent des réglementations et fixent des objectifs, mais il y a des entreprises qui font déjà la différence sur le terrain, qui prennent leurs responsabilités et qui affichent leur ambition et ont des solutions innovantes. »