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La proposition belge visant à lutter contre la criminalité organisée approuvée à l’unanimité à l’OMI

Le caractère international du transport maritime attire les trafics de stupéfiants et d’autres activités criminelles. Pour lutter contre le crime organisé, le ministre de la Justice et de la Mer du Nord, Paul Van Tigchelt, a déposé une résolution, au nom de la Belgique, auprès de l’Organisation maritime internationale la semaine dernière. Cette résolution a été approuvée à l’unanimité cette semaine, une étape importante a été franchie pour une approche commune au niveau international.

La lutte contre le crime organisé figure parmi les priorités dans notre pays.  Ainsi, au début de cette année, la nouvelle loi sur la sûreté maritime est entrée en vigueur, avec des règles visant à renforcer la sécurité des ports, des installations portuaires, de l'infrastructure située dans la partie belge de la mer du Nord et des navires belges.

Or, le transport maritime est un secteur éminemment international. La sécurité doit également être renforcée dans les pays source et de transit. Aujourd'hui, tous les pays n'appliquent pas les mêmes normes de sécurité.

L'Organisation maritime internationale (OMI) est la plateforme de choix dans ce domaine. Cette organisation impose les règles que le secteur du transport maritime doit suivre. Le ministre de la Justice et de la Mer du Nord, Paul Van Tigchelt, a participé, la semaine dernière, à l'assemblée générale qui s’est tenue à Londres en vue d’y souligner l'importance de cette question. Raison pour laquelle, la Belgique a déposé une résolution qui a été approuvée à l'unanimité par l'OMI cette semaine. Par cette résolution, l'OMI envoie le message qu'elle est unie dans la lutte contre la criminalité organisée et qu’elle place ce thème au premier rang des priorités. L'OMI accordera une attention particulière au renforcement de la résistance morale des gens de mer et des travailleurs portuaires et à une plus grande sensibilisation du secteur aux problèmes croissants, et ce, en veillant entre autres à une meilleure adéquation du contenu des formations et de la manière de faire les analyses de risques.

La résolution constitue une première étape importante. Les différents États membres vont maintenant faire des propositions concrètes en vue d'apporter les modifications nécessaires au cadre de sécurité international. Ainsi, ils veillent à une approche uniforme à l'échelle mondiale. La Belgique continuera également à prendre des initiatives en vue d'élaborer de nouvelles propositions avec d'autres pays et des partenaires privés.

Peter Claeyssens, directeur général de la Navigation et président de l’ANSM : « Les chiffres du Global Organized Crime Index montrent que la criminalité organisée, y compris le trafic d'êtres humains et de stupéfiants, est en augmentation dans le monde entier. Avec la nouvelle loi sur la sûreté maritime, le SPF Mobilité et Transports a pris des mesures pour sécuriser au mieux nos ports et navires belges. Mais la sécurité doit être abordée au niveau mondial. Nous appelons nos collègues des autres pays à soumettre des propositions pour un cadre de sécurité internationale renouvelé. Ce n'est qu'ensemble que nous pourrons lutter contre la criminalité organisée. »

Paul Van Tigchelt, ministre de la Mer du Nord : « Notre pays remporte d’importants succès dans la lutte contre le crime organisé. Cette résolution approuvée au niveau de l'OMI est essentielle pour pouvoir aussi mener cette lutte sur la scène internationale, ensemble avec les pays sources, nos pays voisins et également les partenaires du transport maritime international. Cette lutte constituera également une priorité de la présidence belge de l'UE. »